[Voilà la suite ! J'espère que vous êtes pas trop démoralisés par l'attente... >_<
Je me suis pas beaucoup relue, donc il y a sûrement encore pas mal d'erreurs de style =/
C'est le truc que je fais tout le temps, même dans mes devoirs de français x__x
Hmmm je suis pas vraiment satisfaite du passage de la ville... je trouve que ça fait très bizarre ! Pas vous ?
N'hésitez pas pour les conseils ! Même s'il y a des choses dans l'intrigue qui vous paraissent mal racontées ^^
Et puis je suis ouverte à toute question !]
Je me suis pas beaucoup relue, donc il y a sûrement encore pas mal d'erreurs de style =/
C'est le truc que je fais tout le temps, même dans mes devoirs de français x__x
Hmmm je suis pas vraiment satisfaite du passage de la ville... je trouve que ça fait très bizarre ! Pas vous ?
N'hésitez pas pour les conseils ! Même s'il y a des choses dans l'intrigue qui vous paraissent mal racontées ^^
Et puis je suis ouverte à toute question !]
Keel fut emmené par le sbire baraqué dans une cellule lugubre. Il y en avait plusieurs, mais elles étaient toutes vides. Le vampire était le seul. Combien de personnes étaient déjà venues ici, et combien n'avaient jamais revu la lueur du jour ? D'après Merheïst, personne ne s'en était jamais échappé... Dès que l'homme lâcha les bras du garçon, celui-ci s'effondra au sol. Il n'avait plus la force de se tenir debout. A vrai dire, il n'avait plus la force de faire quoi que ce soit. Il avait l'impression que du feu liquide circulait dans ses membres. La douleur, ou plutôt son souvenir, était encore vif dans sa chair. La fraîcheur de la pierre l'apaisât un minimum. Il entendit les barreaux de la cellule grincer, et le garde les verrouiller, avant de sombrer dans l'inconscience.
Lorsqu'il se réveilla, il était toujours au même endroit, et il était seul. Il avait retrouvé assez de force pour se déplacer, et à son grand déplaisir, pour réfléchir. Après avoir inspecté méticuleusement chaque barreau et chaque pierre de la cellule pour voir s'il n'y avait pas une défaillance lui permettant de s'échapper, il alla tant bien que mal se caller dans un coin de la pièce et se recroquevilla sur lui-même. Jamais le jeune homme n'avait éprouvé un désespoir aussi grand. Le monde semblait s'être arrêté de tourner. Là, dans cette cave sombre et humide, il n'était plus rien. Un simple objet à la merci de son propriétaire. Les pensées se mélangeaient dans son crâne, pourtant son seul désir était de calmer ce flot de paroles silencieuses. Maintenant qu'il était conscient, c'était presque pire que d'être enchaîné sur cette stèle, car il prenait véritablement conscience de tout ce qui avait changé en une simple journée. La perspective de ne plus jamais ressortir de là lui provoqua un haut-le-c½ur, suivit de tremblements. Il resta ainsi pendant un temps indéterminé, peut-être des heures... jusqu'à ce qu'un bruit vienne rompre le silence. Etant donné qu'il n'y avait pas de fenêtres, ni même de lumière, Keel ne pouvait pas prendre conscience du temps qui défilait. Toutefois, les vampires avaient une meilleure vision nocturne que celle des humains. Voilà pourquoi il pouvait encore distinguer les formes, car la salle était plongée dans le noir complet.
Merheïst entra, inondant la salle de lumière, éblouissant le garçon qui dut se protéger les yeux. Il se fit aussi petit que possible, espérant qu'on ne le verrait pas, caché dans un coin d'ombre. Malheureusement, ce ne fut pas le cas et l'homme aux prunelles bleues se campa devant les barreaux. Il avait dans la main un objet métallique, en forme de demi-cercle, d'une dizaine de centimètres de diamètre environ, que Keel ne parvenait pas à identifier. Un garde entra dans la cellule après avoir prit l'objet. Le vampire le regarda approcher, sachant pertinemment qu'il ne pourrait pas s'enfuir. Chaque pas qu'il faisait augmentait la peur que ressentait le vampire. L'homme s'arrêta à quelques centimètres devant lui, et l'adolescent se plaqua contre le mur. Il se serait volontiers fondu dedans. L'homme prit Keel par le col et le remit sur pieds. Celui-ci émit une sorte de gémissement effrayé. Le garde lui releva la tête de force et il installa l'objet métallique autour de son cou. L'étrange collier portait une minuscule serrure, qui, lorsqu'elle était ouverte, permettait de desserrer la monture. Après l'avoir réglé et refermé, le sbire attrapa une chaîne qui pendait à sa ceinture.
« Qu'est-ce que... ? »
Aucun son ne sortit de la bouche du jeune homme, mais à la place, une douleur explosa dans sa gorge. Il voulut crier, mais ce ne fut qu'un souffle rauque qui s'échappa de lui, et la souffrance redoubla encore. Le vampire se tut. Il agrippa le collier en métal et tira dessus. Ce dernier ne bougea pas d'un pouce. A nouveau, il tenta de parler, et à nouveau, les deux extrémités de l'objet insolite semblèrent s'enfoncer dans sa gorge, lui coupant le souffle. Cette chose l'empêchait d'émettre le moindre son. Il lui comprimait les cordes vocales, si bien que serré d'un millimètre de plus, Keel n'aurait pas pu respirer. Impossible de l'enlever, ou même de le faire tourner. Plus loin, Merheïst semblait s'amuser de ce petit spectacle. Il fixait sa victime d'un regard particulièrement cruel.
Le garde accrocha la chaîne au collier, et il retourna vers l'homme à la chevelure blonde. Le garçon ne put que le suivre s'il ne voulait pas s'étouffer. De toute façon, il n'aurait pas eu la force de s'y opposer. Merheïst tortilla l'une de ses longues mèches.
- Je dois aller m'occuper de diverses affaires, dans la ville. Comme je tiens à t'avoir sous les yeux, au cas où tu serais soudainement pris d'une soif intense, tu vas venir avec moi. Et pour te dissuader de faire quoi que ce soit de regrettable – même si tu n'arriverais à rien...
Le garde enfonça son poing dans les côtes du vampire, qui fut violemment projeté en arrière. Mais son collier l'empêcha d'aller trop loin, et une fois encore, l'aurait fait hurler de douleur s'il avait pu. Keel tomba à genoux, les mains au sol, essayant de reprendre son souffle, ce qui lui valut de nombreux efforts.
Lorsque la lumière du soleil le frappa de plein fouet, en descendant de la diligence, Keel ferma vivement les yeux. Il sentit instantanément sa peau commencer à le brûler. Non, comme les légendes le disaient, les vampires ne se transformaient pas en poussière au contact des rayons solaires. En contrepartie, tout leur épiderme se mettait à les faire souffrir, bien que cela ne se voyait physiquement pas. Le garçon ne rechigna pas, désormais il connaissait bien pire, néanmoins il sembla se rétracter sur lui-même, comme si cela pouvait le soulager quelque peu. Merheïst était accompagné d'un autre homme. Encore un de ces gardes, pensa Keel. Tous les trois n'eurent pas à marcher bien longtemps dans la rue, mais cela permis aux passants de jeter des coups d'½il curieux au garçon traîné par une chaîne.
Le vampire baissa les yeux et fronça les sourcils. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen de s'échapper. C'était le seul endroit où il avait la possibilité de communiquer avec l'extérieur. Il chercha des yeux n'importe quoi, ou n'importe qui, qui pourrait l'aider à quoi que ce soit. Malheureusement, il ne vit que des murs, des fenêtres et des gens qui le regardaient bizarrement.
Le groupe finit par arriver devant un grand bâtiment en marbre. Des gardes en armure étaient postés devant, et en voyant passer Merheïst, ils s'éloignèrent en s'inclinant. L'adolescent fut surpris : il n'avait jamais imaginé que l'homme à la chevelure blonde puisse avoir un rang aussi haut dans la société. Tout laissait croire que l'endroit où ils venaient d'entrer n'était pas rien. La voûte, à une hauteur vertigineuse, était soutenue par d'imposantes colonnes ioniques. Tout était propre, lisse, parfait. La blancheur des lieux était éclatante. Keel n'avait jamais eu auparavant l'occasion d'entrer dans un bâtimenr pareil. Toutefois, il ne s'intéressa pas bien longtemps au décor. Rapidement, son attention se recentra sur sa situation. Merheïst se dirigea vers le fond du grand hall, là, emprunta plusieurs couloirs, et finalement arriva dans une large salle occupée par une table circulaire. Une dizaine de personnes déjà présentes se levèrent à son arrivée. Elles ne posèrent aucune question sur le gamin qui le suivait.
Quelques heures plus tard, tout le monde ressortit. Keel avait de plus en plus de mal à respirer. Il était dépité, car il n'avait rien trouvé pour s'enfuir. Il avait également appris, au cours de cette réunion où il avait du rester assis à côté du fauteuil de son tortionnaire, qu'il s'agissait de l'un des plus grands seigneurs de la région. Durant cette grande réunion, les nobles n'avaient pas arrêté de discuter pour savoir quelle était la meilleure manière de « renflouer leurs caisses ». Par là, le vampire avait surtout compris « piller les pauvres paysans qui se tuaient à la tâche ». Décidément, cet homme était vraiment malsain. Keel, donc, était dépité. Car depuis qu'il était en sa compagnie, Merheïst avait toujours été accompagné par quelqu'un pesant au moins deux fois plus que lui. Inutile de se leurrer : il finirait le court temps qu'il lui restait sous l'emprise de cet homme. On avait beau dire ce qu'on voulait, les vampires n'étaient pas si incroyables que ça. A nouveau, le soleil se mit à lui brûler la peau. Une boule dans l'estomac, l'adolescent retourna vers la diligence, toujours guidé par la chaîne. C'est alors que quelque chose accrocha son regard. Quelque chose qui, alors qu'il n'avait pas encore pris pleinement conscience de ce que cela représentait, suffit à lui retirer ce n½ud dans le ventre et à lui faire battre le c½ur à tout rompre. La personne en question avait beau être à une cinquantaine de mètres de lui, il ne pouvait pas se tromper : c'était Ryusei. Celui-là même avec qui il était avant de se faire attraper par Merheïst. Inconsciemment, il s'arrêta, obligeant de nouveau son tortionnaire à tirer sur la chaîne pour le faire avancer. Keel décrocha le regard quelques secondes pour agripper son collier. Une fois qu'il pu recommencer à respirer assez normalement, il rechercha le jeune homme des yeux, mais celui-ci avait disparut. L'espoir qui avait surgit en lui s'anéanti instantanément. Mais il pria de toutes ses forces pour que l'autre l'ai également vu.